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Le rêve

Et qui dit rêve dit tête dans les nuages

Et quel moyen plus facile pour accéder à ces nuages que LES DROGUES ?
Disclaimers:

1) Ceci n'est pas une incitation à l'usage de produits stupéfiants. Certains sont très dangereux.
2) La documantation suivante a été honteusement pompée sur ce site. Mais vous comprendrez que je ne voudrais pas la perdre.

CLASSIFICATION GÉNÉRALE DES HALLUCINOGÈNES

A. Substances d'origine végétale Actif

ANHALONIUM LEWINI (peyotl) Mescaline
CANNABIS INDICA (haschisch-Tétrahydro-marihuana) cannabinols
PEGANUM HARMALA , Harmine-Yageine
BANISTERIA CAAPI (Yage) Harmaline
PIPTADENIA PEREGRINA (cahoba) Bufoténine-Diméthyl-tryptamine
PIPER METHYSTUCUM (Kawa-kawa) Méthysticine
AMANITA MUSCARIA, Muscinol
PSILOCYBE MEXICANA Psilocybine et Psilocine
STROPHARIA CUBENSIS-------------------------Dérivés d'acide
RIVEA CORYMBOSA (olioliuqui)----------------lysergique
MYRISTICA FRAGANS (noix muscade) Myristicine
TABERNANTHE IBOGA, Ibogaïne


B. Substances chimiques Principe actif synthétiques

L.S.D. Diéthylamide de l'acide lysergique
DITRAN Pipéridyl-benzilate
SERNYL Phencyclidine
S.T.P.-----------------------------------------------------Dérivés
MÉTHYLÉNÈDIOXYAMPHÉTAMINES-------de
DÉRIVÉS TRYPTAMINIQUES--------------------l'amphétamine

N.B. : Nous avons éliminé de cette classification les dérivés de l'opium (morphine-héroïne), la cocaïne et les amphétamines classiques, parce que ces drogues ne sont pas spécifiquement des hallucinogènes, mais des analgésiques stupéfiants ou des psychotoniques entraînant l'assuétude.



A. PRINCIPES ACTIFS HALLUCINOGÈNES D'ORIGINE VÉGÉTALE

1-TÉTRAHYDROCANNABINOLS

Des travaux sur le haschisch ont permis de caractériser son principe actif, le 1 Tétrahydrocannabinol, dont l'effet serait similaire à celui du L.S.D. Fumé, ce composé est deux à trois plus actif que par ingestion.

Dose active : quelques centigrammes mélangés à une herbe à fumer.

MESCALINE

C'est le plus sensoriellement hallucinogène des poisons de l'esprit. Alcaloïde du peyotl (voir «Phantastica »), isolé et identifié en 1896 par Heffter et défini du point de vue chimique par Späth en 1919.
A permis dès 1950 de bonnes études expérimentales en clinique psychiatrique. L'analogie structurale de la mescaline avec l'adrénaline et les dérivés indoliques fut à l'origine, en 1956, des hypothèses classiques de Osmon, Hoffer, Rinkel sur la pathogénie biochimique des psychoses.

Dose hallucinogène : 0,40 g et plus par voie orale.

PSILOCYBINE

En 1955, le banquier new-yorkais R.G. Wasson et sa femme, passionnés d'ethnologie et de mycologie, redécouvrent dans un village de la Sierra Mazateca le Teonanacatl, champignon magique décrit par les chroniqueurs espagnols du XVIe siècle. Ils participent à une cérémonie au cours de laquelle Wasson consomme la plante et éprouve des hallucinations impressionnantes. Wasson fait alors appel à R. Heim, Directeur du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, pour classer le champignon ; il s'agit d'un Psilocybe que Heim baptisa « Mexicana ». C'est du mycélium de ce champignon que l'équipe de Sandoz avec Hoffmann va extraire la Psilocybine, substance hallucinogène. Moins active pondéralement que le L.S.D., la Psilocybine est un très subtil et nuancé « dépersonnalisant ». Encore une fois, la structure chimique indolique de ce produit le rapproche de la mescaline et du L.S.D., mais aussi d'autres alcaloïdes psychotropes indoliques comme la Tabernanthine et l'Harmine.
Avec le L.S.D., la Psilocybine est le seul dérivé indolique substitué en position 4.

Dose active : entre 4 et 20 mg pour adulte par voie orale.

HARMINE-HARMALINE

L'Harmine encore appelée Banisterine ou Yageine ou Télépathine, a été isolée avec l'Harmaline de deux plantes utilisées au cours de rites incantatoires ou mystiques : l'une, le Peganum Harmala qui pousse dans les steppes asiatiques, et l'autre le Banisteria Caapi, en Amérique du Sud.

Dose active : entre 0,10 g et 1 g pour un adulte par voie orale.

BUFOTÉNINE-DIMÉTHYLTRYPTAMINE

La Bufoténine ou 5 hydroxy-diméthyl-tryptamine a été trouvée, de même que la diméthyltryptamine dans les graines et les feuilles d'un mimosacée, le Piptanidia Peregrina, utilisé par les tribus de l'Orénoque pour préparer une poudre à inhaler (snuff) appelée « cohoba », réputée rendre les guerriers insensibles à la peur et à la douleur.

Dose active : 4 à 20 mg pour un adulte, par voie intraveineuse.

MYRISTYCINE-NOIX MUSCADE

On peut se procurer de la noix muscade chez tous les épiciers, et bien peu de gens connaissent ses propriétés psychotropes. On a cependant vu se développer des toxicomanies avec cette épice chez des prisonniers et dans les quartiers « beatnik » de New York. Le principe actif est la Myristicine, dérivé dioxyméthylénique.

Dose active : 10 à 15 g de poudre de noix muscade ou 200 à 400 mg de Myristicine par voie orale.

DIHYDROMÉTHYSTICINE - Kawa-kawa

Le Kawa-kawa est une plante des îles du Pacifique utilisée en boisson pour supprimer la douleur, comme tranquillisant, et comme soporifique (Lewin). Les substances actives du Kawa-kawa ont été isolées par Steinmetz et Klohs en 1959. C'est principalement la Dihydrométhysticine.

Dose active : (voir « Phantastica » pour la plante). La Dihydrométhysticine n'a pas été administrée à l'homme. La dose toxique chez l'animal est de 60mg/kg per os.

MUSCIMOL-ACIDE IBONÉTIQUE- Amanita Muscaria

L'amanite tue-mouche est utilisée pour ses propriétés enivrantes (voir Lewin). Son principe actif n'est pas comme on l'a cru longtemps la muscarine, mais réside dans trois composés identifiés par Engster en 1965 : l'acide Ibonétique, la Muscazone et le Muscimol. Des trois substances, le Muscimol est la plus active.

Dose active : 15 mg de Muscimol administrée par voie orale à un adulte produisent une psychose hallucinatoire avec sommeil consécutif durant 4 heures.

IBOGAINE

L'écorce de la racine de Tabernanthe Iboga est utilisée par les indigènes de la côte occidentale de l'Afrique et du Congo comme un défatiguant et un aphrodisiaque. La plante contient douze alcaloïdes, dont le plus connu est l'Ibogaïne.

Dose active : jamais utilisé chez l'homme. Chez l'animal, de 2 à 20 mg, par voie intraveineuse.

B. HALLUCINOGÈNES CHIMIQUES-SYNTHÉTIQUES


L.S.D. (Lysergic Saür Diaethylamid)

Le L.S.D. diéthylamide de l'acide lysergique est une drogue hémi-synthétique, c'est-à-dire préparée en deux temps : extraction de l'acide lysergique à partir de l'ergot de seigle, et ensuite synthèse du diéthylamide à partir de cet acide. Depuis sa découverte en 1943, c'est le « scalpel biochimique » le plus passionnant pour les recherches de psycho-biochimie. Utilisé expérimentalement en psychiatrie, c'est seulement à partir de 1955 que des toxicomanies furent constatées.
Synthétisé par A. Hoffmann (Laboratoire Sandoz), il fut étudié ensuite par Stoll, Rothlin, Cerletti et coll.
Son activité est cent fois supérieure à celle de la Psilocybine est cinq mille fois à celle de la Mescaline.

Dose active : 150 à 200 microgrammes pour un adulte, c'est-à-dire 0,150 à 0,200 mg. 1 g est uffisant pour intoxiquer cinq à six mille personnes.

DITRAN

Le N-Méthyl-3-Pipéridyl-Benzylate, synthétisé par J.H. Buel et coll. et étudié à Abood, Ostfeld et Biel en 1958, a donné lieu à de nombreuses études cliniques. Sous le nom de J.B. 329 et la marque Ditran, les laboratoires Lakeside ont réalisé un mélange de deux composés dérivés du pipéridyl-benzylate.

Le Ditran, à la dose de 10 à 15 mg en injection sous-cutanée, provoque au bout de 20 à 30 minutes des effets centraux avec confusion, vertiges et hallucinations, le tout cédant en cinq à huit heures.

P.C.P. OU PHÉNCYCLIDINE

La l (1-phénylcyclohexylpipéridine) (Sernyl) synthétisée aux laboratoires Parke Davis en 1958, est un puissant analgésique chez l'animal et chez l'homme, entraînant des effets secondaires hallucinogènes.

Dose active : 0,1 mg/kg par voie intraveineuse chez l'homme, provoque des troubles du cours de la pensée et des hallucinations.

DÉRIVÉS AMPHÉTAMINIQUES

On sait que l'amphétamine à très forte dose peut provoquer des réactions psychotiques avec hallucinations.
Dans ce cas, il s'agit d'absorption de quantités variant de 75 à 300 mg prises en une fois.
Parmi les dérivés de la phényléthylamine et de l'amphétamine les composés suivants sont particulièrement hallucinatoires:
- 3-4 Méthylènedioxyphényléthylamine
- 3-4 Méthylènedioxyphénylisopropylamine

Dose active : 20 à 30 mg pour adulte per os.

L'ECSTASY OU MDA (Méthyllènedioxyméthamphétamine)

C'est un analogue à l'amphétamine. Elle a été synthétisée vers les années 60 et a accru considérablement sa popularité au cours des années 80.
Elle provoque une accélération des battements cardiaques et une augmentation de la pression artérielle, avec un sentiment de bien-être et de résistance à l'effort, ce qui l'a fait utiliser au cours des rave parties et des danses effrénées où l'on diffuse de la musique house.

Les doses sont de 75 à 125 mg.

DÉRIVÉS TRYPTAMINIQUES

Nous avons cité plus haut la diméthyltryptamine comme principe actif du cohoba et de nombreuses poudres à inhaler (snuff) utilisées par les indigènes de l'Orénoque.
Ce composé indolique a été le point de départ de nombreuses variations de synthèses aboutiisant à des composés hallucinogènes.

Méthyltryptamine
Dose active : 20 mg per os seraient équivalents à 50 microgrammes de L.S.D.
Éthyltryptamine
Dose active : 150 mg. Très peu d'effet hallucinogène.